Toponymie
 
Dans une étude générale sur l'origine des noms de lieux du Loiret, Jacques Soyer, trouve l'origine du nom "Darvoy" dans l'étymologie celtique Der de Dervos (chêne) ou Dervetum (chênaie).
 

Géographie
 
   Carte de Cassini, 1744
Darvoy se situe dans le Val de Loire, à 17 km à l'est d'Orléans, 2 km au sud ouest de Jargeau et 122 km au sud de Paris. La commune est encerclée par la levée de la Loire et une levée dite d'enceinte destinées à protéger les habitations d'une crue du fleuve. Darvoy appartient à l'unité urbaine de Jargeau et à l'aire urbaine d'Orléans.

Lieux-dits et écarts XIIe  siècle

1130 : construction de l’église, peut-être par des moines de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. À cette époque, la paroisse compte une population de 300 habitants environ, essentiellement agricole.
 
1164 : la paroisse est placée sous le patronage du chapitre de Jargeau qui lève la dîme. On peut penser que, bien avant cette mise en tutelle, et dès son origine, l’histoire de Darvoy fut intimement liée à celle de Jargeau, distante seulement de 2 km.
 
XVIIIe siècle

La paroisse est du diocèse, de l’élection, du baîllage et du présidial d’Orléans (pour l'administration) et du grenier à sel de Châteauneuf (pour la perception des impôts).
Elle compte environ 600 habitants (214 feux) et vit de la culture du blé, du seigle et surtout de la vigne. Le vignoble d’Orléans s'est étendu jusqu'à Bou et Darvoy à la fin du XIIe siècle (1170).
 
1789 : les habitants réunis sous la présidence de Jean-Damien Chaufton, homme de loi, rédigent leur cahier de doléances pour la réunion des États Généraux. Ils exposent que les vignes qui recouvrent plus de trois quarts des terrains sont presque chaque année attaquées par les vers, que la terre est stérile et ingrate et que la misère du peuple est agravée cette année là par la ruine du pont de Jargeau (dont une arche a été emportée par la débâcle) qui les prive de nombreux débouchés pour leurs vins. Ils demandent la diminution des impôts (suppression de certains impôts et surtout allègement des frais de perception dont un trop grand nombre d'intermédiaires profitent abusivement, la simplification et la diminution du coût des procédures de justice, la suppression des privilèges réels et fonciers, lesquels privilèges sont accordés presque toujours à des personnes d’ailleurs, ce qui fait que la masse des impôts ne tombe que sur la partie du peuple qui gagne son pain à la sueur de son front, la suppression des fiefs grevés de droits de succession élevés préjudiciables surtout aux familles de vignerons.
 
XIXe siècle

Il semble qu’il y ait eu, aux baffaits, un port sans quai en bord de Loire où l’on chargeait les fûts de vin dans les bateaux ancrés au large pour éviter les sables. À ce propos, on ne s’explique pas pourquoi la bande de terre des Boires, entre la levée et la Loire, fut attribué à la commune de Jargeau, privant ainsi celle de Darvoy du contact avec le fleuve dont elle pourrait être riveraine sur plus de 3 km.
 
1822 - 1838 : la commune a pour maire le baron Chauvel, ancien maréchal de camp, qui s’est retiré à la "Grand Cour". C’est à cette époque que la route d’Orléans à Sancerre (route nationale 751) aurait été détournée du bourg pour desservir plus au sud, la demeure du Baron.
 
1833 : établissement du premier cadastre.
Inondations en 1846, 1856, 1866. La levée de la Loire est rompue.
 
XX siècle

1923 : Création d’une coopérative de meunerie-boulangerie qui assure à ses adhérents la fourniture du pain au prix de revient, contre la remise d’une partie de leur récolte en blé ou méteil.
 
1940 : Destruction du pont de Jargeau, restauré par les Allemands et recoupé en 1944.
 
1955 : Remembrement partiel des propriétés agricoles. Les exploitations restent nombreuses et de faible superficie.
 
1960 : Réalisation progressive de l’adduction d'eau. Parallèlement, certains exploitants font creuser des puits et des forages destinés à satisfaire leurs besoins particuliers d’irrigation.
 
Pendant la dernière décade, la population agricole décroit sensiblement, tandis que s’accroît la population industrielle employée à Saint Denis et à Jargeau. Les constructions neuves se multiplient, en partie à la demande de la population locale pour compenser la transformation de nombreux logements anciens en résidences secondaires (surtout au bourg) et en partie pour satisfaire directement la demande en résidences secondaires (41% des logements construits depuis 1959).
 
De nos jours, Darvoy demeure une commune rurale. Elle est essentiellement résidentielle en raison de l’expansion de
l’agglomération Orléanaise.
Les armes de Darvoy se blasonnent ainsi: D'or aux deux fasces de gueules, à la bordure d'azur.