Mon Darvoy propre

Un ramassage des déchets sauvages collectif et citoyen

Le samedi 22 mai 2021, s’est déroulé une matinée ramassage collectif, une étape dans notre combat contre les dépôts sauvages. Cette manifestation est une grande première qui a rencontré un franc succès avec pas moins de 80 darvoysiens et darvoysiennes de tous âges qui ont répondus présents et que nous tenons à remercier.

On se retrousse les manches

Le rendez-vous est donné à la salle des fêtes à 9h30, départ pour 4 parcours de ramassage différents de 2 km chacun environ à travers le village. En moins de 2h, pas moins de 32 kg de déchets recyclables et non recyclables ont été collectés, mégots, pot de peinture, sacs plastique, enjoliveurs, pare-chocs… qui ont ensuite, été déposés dans les containers respectifs.

Le but de cette manifestation était de nettoyer notre village et de faire prendre conscience à la population petits et grands, l’importance du respect de l’environnement et l’intérêt du tri sélectif des déchets mis en place par le SICTOM.

Gardez vos agendas prêt de vous, cette manifestation sera reconduite très bientôt.

Les déchets au point de vue national

La France produit pas loin de 342,4 millions de tonnes de déchets par an, soit 5,1 tonnes de déchets par an et par habitant.
En 2020, un million de tonnes de déchets sauvages ont recouvert la France, un fléau sur lequel la pandémie de Covid-19 n’a pas eu d’effet. D’après une estimation de l’ONG Gestes propres, les Français ont abandonné un million de tonnes d’ordures sur le territoire en 2020. C’est deux fois plus qu’en 2018, où l’association, qui collabore étroitement avec le ministère de l’Écologie, avait recensé 520 000 tonnes de déchets sauvages, jetés sur la voie publique.
Par déchets sauvages, on entend les mégots jetés par la fenêtre, les canettes jetées en dehors des poubelles, les encombrants abandonnés sur le trottoir ou le matelas laissé en bas de l’immeuble. Il arrive que des entreprises de travaux publics vident leurs gravats en bordure de champ.

Si le Covid-19, et notamment les confinements et couvre-feux successifs, a «limité la prolifération des déchets sauvages dans certaines zones, en particulier touristiques», ce sont le bord des routes qui sont le plus affectées par les déchets sauvages. Selon Gestes propres, 78 000 tonnes d’ordures ont été retrouvées le long des routes en 2020, contre 10 000 dans les cours d’eau, plus de 660 tonnes le long du littoral et 450 tonnes sur les pistes de ski.

Les déchets marins

On appelle « déchets marins » les déchets présents dans l’environnement marin. 80 % des déchets marins proviennent des activités à terre. Ce sont des déchets qui ont gagné la mer ou qui y ont été jetés.

Ce sont des déchets de nature et de taille très diverses : mégots, sacs plastiques, cotons-tiges, emballages plastiques, granulés de plastique (matière première de l’industrie plasturgique), filets et équipements de pêche, etc. Les sacs plastiques représentent 40 à 50 % des déchets plastiques marins, et sont à ce titre parmi les déchets les plus polluants.

Ces déchets ont un fort impact sur la biodiversité marine mais aussi sur les activités s’exerçant en mer.

La lutte contre les déchets marins passe principalement par des actions de prévention des déchets à la source, mais aussi par une meilleure gestion des déchets terrestres. Tous les océans étant concernés, des actions au plan national mais également à l’échelle internationale sont nécessaires.

Voici le temps de dégradation de certains déchets en milieu marin :

Mégot de cigarette : 3 ans
Bois contreplaqué : 3 ans
Bois peint : 13 ans
Canette en aluminium : 200 ans
Sac plastique : 300 ans
Boite de conserve : 400 ans
Bague d’emballage en plastique : 400 ans
Bouteille en plastique : 450 ans